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La Corse est hantée par les fantômes »

10-07-2017
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Des fantômes, on en croise presque à chaque coin de rue, sous les porches et dans les ruelles, au milieu des placettes et le long des avenues, près des squares – partout où ils sont tombés sous les balles, plus rarement sous les coups de couteau. Du nord au sud de Bastia, sur quelques kilomètres carrés, n’importe quel itinéraire mène sur leurs traces invisibles, n’importe quel parcours permet de se souvenir. À condition d’avoir une bonne mémoire : ils sont tellement nombreux.
Tout près de chez moi, Emmanuel Multeddo, un instituteur de CM2 sans histoires, a été foudroyé d’une balle en pleine poitrine dans la rue Sant’Angelo le 8 septembre 2008 alors qu’il s’apprêtait à faire cours à ses élèves. Quelques centaines de mètres plus loin, au milieu du boulevard Paoli, Jean Ribero est tombé le 7 octobre 1984. Onze ans plus tard, à deux pâtés de maisons, un commando a tendu une embuscade mortelle au militant nationaliste Pierre Albertini.
Non loin de là, le 30 juillet 1984, rue du Conventionel-Saliceti, Pierre Luciani, 19 ans, s’est effondré. De cet endroit, il suffit d’emprunter la rue Gabriel-Péri pour arriver devant la gare, où Zoltan Gracin, 38 ans, a été poignardé à mort en 2001. Si l’on poursuit le long de l’avenue Jean-Zuccarelli, on passe bientôt devant l’ancien cybercafé où Nicolas Montigny a été exécuté la même année. En tournant les talons dans la direction du port, on parvient au square Saint-Victor, derrière la mairie :

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