Actualite

 

En Corse, le meeting de Marine Le Pen perturbé par des nationalistes

21-04-2017
Visites 80 personnes intéressées
Actualite Actualite En Corse, le meeting de Marine Le Pen perturbé par des nationalistes
FN: des militants nationalistes perturbent une réunion publique de Marine Le Pen à Ajaccio

Marine Le Pen, venue séduire l'électorat corse à Ajaccio, a rendu samedi "responsable" le préfet de Corse des troubles survenus dans son meeting, provoqués par des militants nationalistes qui s'étaient infiltrés à l'insu du service d'ordre FN.

Deux groupes ont voulu protester samedi contre la réunion publique de Marine Le Pen. Le premier, une cinquantaine de personnes répondant à l'appel d'un collectif anti-fasciste a manifesté jusqu'au Palais des Congrès où Marine Le Pen réunissait ses troupes.

Le second, 20 à 30 jeunes indépendantistes, s'y est infiltré à l'insu du FN. Le service d'ordre frontiste l'ayant repéré, il a pris la "responsabilité", selon le préfet de Corse Bernard Schmeltz, de les évacuer.

Après des échanges de coups, le cri d'un jeune "a Francia fora" ("la France dehors", en langue corse) et du gaz lacrymogène répandu, la salle a été évacuée. Le discours a été déplacé dans un grand hall du Palais des congrès.

De nouveaux heurts ont éclaté après le meeting, avec des échanges de coups entre manifestants et militants frontistes mais aussi avec les forces de l'ordre. Un jeune a été interpellé.

"Le préfet est responsable de cette situation", a accusé Mme Le Pen, car il aurait "escorté ces militants violents jusqu'à la porte de mon meeting où ils se sont introduits et ont frappé des gens".

"Aucun dysfonctionnement n'a été constaté dans la mise en œuvre du dispositif policier" à l'extérieur tandis que le FN avait la charge de la sécurité à l'intérieur du bâtiment, a souligné le préfet, dissociant les deux groupes.

Le groupe corse Ghjuventu Indipendentista a revendiqué l'action à l'intérieur de la salle, "ne pouvant accepter" ce "discours marqué du sceau de la haine et de l'anticorsisme primaire".

Les deux dirigeants nationalistes de l'île, le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni et celui du conseil exécutif Gilles Simeoni ont apporté leur soutien aux militants.

En 1992 et 1994, déjà, Jean-Marie Le Pen, à qui il était reproché d'avoir "demandé la peine de mort pour les prisonniers politiques corses", avait été empêché d'atterrir ou de s'exprimer.

- Hymne corse -

En une heure de discours, Marine Le Pen n'avait pourtant pas ménagé sa peine pour séduire l'électorat de l'île qui l'avait placée en 2e position en 2012 avec 24,4% des voix.

Les symboles, tout d'abord: la jacobine présidente du FN a accompagné les habituels drapeaux tricolores d'un drapeau corse. Avant la traditionnelle Marseillaise de fin de meeting, c'est aussi l'hymne corse, le "Dio vi salvi Regina", qui a été bredouillé par la patronne du FN et des dirigeants du parti.

"Vous êtes Corses, mais vous êtes Français, soyez les deux en même temps!" a exhorté Mme Le Pen, vantant les "apports" corses à "notre pays, la France".

Si elle arrive à l'Élysée début mai, il n'y aura "plus aucun match de football nulle part en France le 5 mai pour que la nation se souvienne du drame de Furiani" où une tribune s'était effondrée en 1992, faisant 18 morts et plus de 2.300 blessés lors d'une demi-finale de la Coupe de France. Les matches de foot sont déjà interdits tous les samedis 5 mai.

- Béton et immigratio
Lire tout l'article »
Commentaires
Laissez ce champ vide
Indroduisez le code de l’image
© La Voix de Corse 2016  |  Contactez nous  |  Politique de cookies