Actualite

 

Affaire Kerviel: Julien Bayou dénonce un scandale d'Etat

23-09-2016
Visites 175 personnes intéressées
Actualite Actualite Affaire Kerviel: Julien Bayou dénonce un scandale d'Etat
L’écologiste réclame 2,2 milliards d'euros à la Société Générale et demande des poursuites contre la ministre de l’Economie de l’époque, Christine Lagarde.

Pour la sortie de son livre sur l’affaire Kerviel, Julien Bayou avait soigné la mise en scène. Le porte-parole d’Europe-Ecologie Les Verts avait donné rendez-vous jeudi aux journalistes au "Bistro de la banque", un troquet du 9e arrondissement de Paris situé juste en face du centre d’investissement… de la BNP Paribas. C’est pourtant bien pour évoquer le sort de la Société Générale que le conseiller général avait convoqué la presse. L’ancien militant de Jeudi noir publie cette semaine Kerviel : une affaire d’Etat, 2 milliards pour la société en général, un livre coup de poing qui réclame le remboursement des 2,2 milliards d’euros d’exonérations fiscales accordées par l’Etat à la Société Générale pour pallier les "pertes exceptionnelles" imputées à son trader Jérôme Kerviel. Il a déposé en parallèle un recours devant le tribunal administratif de Paris pour faire annuler ce qu’il considère comme un "cadeau fiscal" de Bercy au grand groupe bancaire.

Dans la petite salle au sous-sol du bar, Julien Bayou et son co-auteur Arthur Vincent ont disposé une tablette qui diffuse un diaporama. Première diapositive: "17 millions de traitements annuels antirétroviraux VIH", seconde diapositive: "2.770 personnes au SMIC pendant 42 ans". "C’est ce que permettrait de financer les 2,2 milliards d’euros accordés à la Société générale", explique l’écologiste qui se charge de compléter: "ça représente aussi 30 euros par Français, 130 euros par déclaration d’impôts, cinq fois l’affaire Tapie, de quoi remplir les carnets de commande d’Alstom en locomotives pour plusieurs années…". Comme la défense de Kerviel, Julien Bayou doute du bien-fondé de la ristourne fiscale accordée à la Société Générale. Et plaide pour que le ministre du Budget réclame le remboursement de cette somme si la grande banque française est reconnue – au moins en partie – responsable des pertes de l’Affaire Kerviel, lors du verdict qui est rendu vendredi 23 septembre.

Lire tout l'article »
Commentaires
Laissez ce champ vide
Indroduisez le code de l’image
© La Voix de Corse 2016  |  Contactez nous  |  Politique de cookies